Le contexte international de ce printemps 2026 pourrait inciter à la sidération. Entre la montée des extrêmes droites, de l’Argentine aux États-Unis, et la violence brutale des logiques impérialistes, les motifs d'inquiétude ne manquent pas. En Palestine et en Cysjordanie occupée, nos camarades travaillent sous une occupation chaque jour plus féroce, tandis qu’en mer, l’arraisonnement illégal de la Global Sumud Flotilla par l'armée israélienne le 28 avril 2026 vient rappeler à nouveau le mépris total du droit international par les puissances coloniales.
Pourtant, la sidération n’a pas sa place dans nos rangs. De la Cisjordanie au Rojava, de l’Ukraine au Venezuela, la résistance s’organise et nous oblige. Notre syndicalisme ne s’arrête pas aux frontières ; il s’ancre dans une solidarité de classe, concrète et quotidienne. La 6ème rencontre du Réseau syndical international de solidarité et de luttes l’a réaffirmé : nous bâtissons une alternative anticapitaliste, féministe et antiraciste qui part du terrain, des lieux de travail et de vie.
Ici, nous transformons l’indignation en outils. Que ce soit par nos formations au CEFI, nos campagnes de boycott (BDS) ou nos victoires juridiques comme celle des camarades du Pays Basque contre la criminalisation de la solidarité, nous faisons la démonstration que la lutte paie. L’internationalisme n’est pas un vain mot : c’est le moteur de notre émancipation collective.