
Les 7 militant·e·s poursuivi·e·s pour « aide à l’entrée et au séjour irrégulier de personnes sans papiers » ont été relaxé·e·s par le tribunal de Bayonne. Ces poursuites faisaient suite à une action symbolique menée pendant la Korrika 2024 (course relais qui parcourt le Pays Basque en faveur de la langue basque) : les militant·e·s avaient alors accompagné des personnes exilées pour franchir la frontière, dénonçant ainsi les dispositifs policiers de blocage.
La plateforme qui fédère tous les partenaires engagés a rappelé que la solidarité n’était pas un délit. C’est une belle victoire, pas seulement juridique, mais avant tout politique et collective.
Lors de la conférence de presse après le rendu du jugement, le Collectif a insisté sur les deux ans de mobilisations de plusieurs associations, organisations syndicales et politiques du Pays Basque Nord et Sud qui ont suivi la Korrika de 2024.
Face à l'acharnement judiciaire, une campagne d’auto-inculpation a été lancée : des milliers de personnes, d’associations et d’organisations ont signé ces déclarations pour affirmer qu'elles auraient fait la même chose. Une forte mobilisation a eu lieu à Hendaye en janvier 2025, où plus de 2000 personnes ont manifesté. Le Collectif a également récolté de nombreuses signatures lors de rassemblements et festivals organisés au Pays Basque, Nord et Sud. Une délégation du Collectif a même été reçue deux fois au Parlement européen pour expliquer sa stratégie et ses actions.
Pour les membres de « J’accuse », ce sont plutôt les politiques migratoires « racistes et meurtrières » qui auraient dû être sur les bancs des accusés et non les 7 militant·e·s. La plateforme le déclare haut et fort : « Migrer est un droit, la solidarité envers les migrant·e·s n’est pas un délit ».
Solidaires Pays Basque a été présent du début à la fin, participant activement aux différentes actions pour soutenir les camarades.
La plateforme « J’accuse » se félicite de l’issue de ce procès, qui valide la légitimité de l'action. Les militant·e·s ont été relaxé·e·s, mais le combat continue. La dynamique unitaire créée autour de ce procès pose maintenant la question de la suite : comment pérenniser cette plateforme pour faire face aux futurs enjeux de la liberté de circulation ?