Le bilan est très mitigé selon nous pour le droit des femmes:


-> sur les violences sexistes et sexuelles:
de nombreuses lois prises (pénalisation du harcèlement de rue, création d’un seuil de non-consentement, fixé à 15 ans, généralisation des bracelets anti-rapprochement)…mais toujours pas de moyens réels pour les femmes (notamment un grave déficit quant aux logements proposés en urgence) et pas de moyens budgétaires adéquats (il faut un milliard! y a pas à tergiverser). Une transposition de la convention de l’OIT sur le harcèlement sexuel au travail qui s’est fait à droit constant..alors que ça aurait le bon moment d’écrire un projet cohérent pour la protection des femmes au travail (pas de déplacement de poste, (sauf si volonté contraire), droits à congés supplémentaires..

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-> Egalité professionnelle :

pour nous le bilan de l’Index n’est pas satisfaisant. Plein de “bonnes notes” mais c’est un outil insuffisant parce qu’il ne s’attaque pas aux causes profondes des inégalités (on laisse ainsi de côté toutes les causes plus « invisibles », les discriminations indirectes : celles qui font que les femmes ne vont pas pouvoir accéder aux mêmes postes que leurs collègues masculins : impact des maternités, des congés parentaux, l’impact du temps partiel imposé ou « choisi »(mais largement pris par les femmes), les choix stéréotypés dans l’attribution des postes à rémunération élevées, la sous reconnaissance salariale dans les métiers dits « féminisés », le plafond de verre, jusqu’au choix des jours de formation, des heures de réunion etc…
L’application des accords égalité professionnelle se sont faits sans les moyens véritablement dans la fonction publique. L’absence d’une politique de prévention des stéréotypes, du sexisme et de l’ensemble des discriminations dès l’école est un réel point noir.
Les discours anti-wokistes freinent leur mise en place en caricaturant les études sociales sur un ensemble de sujets.