Les femmes d'Iran et la guerre

Pendant des dizaines d'années, le régime iranien a tenté d’invisibiliser les femmes, mais le mouvement « Femme, vie, liberté » a démontré qu’elles sont en capacité de résister malgré la répression sanglante du régime phallocratique iranien.

Depuis le début de la guerre, le régime s’emploie à terroriser la population, en militarisant la rue pour faire taire toute forme de protestation.
Cette militarisation accroît les normes patriarcales et augmente la violence contre les femmes.
La situation économique était déjà catastrophique avant les frappes (+ 200 % sur le prix des produits de première nécessité).

La guerre accentue les inégalités sociales, et précarise les femmes.

La guerre a pour autres conséquences d'entraîner des pertes d’emplois et de maintenir les femmes au domicile. Avant la guerre et la répresion des mouvements sociaux, la plupart travaillait ou était en recherche d’emplois. Le travail domestique est un terrain important d’exploitation et d'oppression des femmes.
Elles ont le plus souvent en charge la santé mentale du foyer, d’autant plus prégnante dans l’urgence du risque de la mort qu’est la guerre.

Le traitement et le silence des médias occidentaux au sujet des femmes qui meurent est systémique, et les invisibilise.
Les femmes iraniennes sont traitées sur le même plan que le régime iranien, responsables de la violence qui s’abat sur elles.

Les femmes d'Iran ont depuis la guerre deux ennemis : le régime et les bombes.

Cette guerre les percute violemment, et seules leurs luttes pourront les émanciper. Les conséquences de la guerre sur les femmes appellent à ne pas oublier les origines de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, qui avait pour slogan « guerre à la guerre ! » et « du pain et des roses ! ».