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Du 21 au 24 avril 2022

La prochaine rencontre du Réseau syndical international de solidarité et de luttes (RSISL) dont l’Union syndicale est un des membres fondateurs et qui fait partie de la coordination, est prévue du 21 au 24 avril à Dijon après 2 reports liés à la pandémie. Il est très important que les structures de Solidaires s’investissent dans cette rencontre, que ce soit à travers les rencontres par secteur ou thématiques et bien entendu d’un point de vue pratique. Une journée de formation internationaliste est prévue le mercredi 9 mars, ouverte à tou·tes les camarades intéressé-es, en particulier pour celles et ceux qui participeront aux rencontres d’avril. Vous trouverez dans cette note : la présentation du réseau, le programme de la rencontre d’avril, les modalités pratiques et la présentation de la journée de formation du 9 mars.

affiches-A2_CEFI-4emeRencontre

Qu’est-ce que le Réseau ?

La première rencontre internationale a eu lieu en 2013 à Saint-Denis (France). Pour ce qui concerne l’Union syndicale Solidaires, elle faisait suite au travail international menée depuis plusieurs années ; celui-ci s’était notamment traduit par la constitution d’un Réseau européen des syndicats alternatifs et de base, concrétisé par plusieurs réunions, quelques actions et un minimum de coordination d’activités internationales de secteurs professionnels.

La volonté d’élargir le champ géographique, les contacts pris à travers diverses rencontres et actions internationales a amené à travailler sur la mise en place d’un réseau mondial et non plus seulement continental. C’est ce qui s’est fait en 2013, sous l’impulsion de Solidaires, de la Central Sindical e Popular Conlutas (CSP Conlutas, Brésil) et de la Confederacion Genral del Trabajo (CGT, Etat espagnol). Deux autres rencontres ont eu lieu : à Sao Paulo en 2015, puis à Madrid en 2018.

L’activité du Réseau est coordonnée par Solidaires, CSP Conlutas, CGT et CUB (Italie).

Elle prend la forme de :

  • Rédaction, traductions, publication et diffusion de communiqués du Réseau.
  • Reprise, traductions, publication et diffusion de textes informatifs sur des luttes syndicales.
  • Campagnes spécifiques, avec du matériel dédié ; par exemple en soutien au peuple palestinien, pour le 1er mai, le 8 mars, à propos de la pandémie de Covid et de ses conséquences…
  • Délégations du Réseau dans certains pays ou à l’occasion de rencontres internationales.
  • Coordinations régionales : de premières expériences ont eu lieu en Amérique latine et plus récemment pour l’Afrique (dans ce dernier cas, vu la période, en visio).
  • Soutien au travail par secteur professionnel.

Les communiqués du Réseau sont, pour la plupart, liés à des mouvements de grèves, des manifestations ou la solidarité contre la répression sous différentes formes.

Quelques secteurs professionnels ont une activité suivie.

Un des enjeux est que les activités internationales professionnelles de diverses structures Solidaires s’intègrent au Réseau syndical international de solidarité et de luttes, même si toutes les organisations concernées sur un champ professionnel ne sont pas membres du Réseau. La souplesse que permet la constitution en réseau et non en confédération ou union syndicale internationale doit permettre cela.

Les organisations membres du Réseau figurent sur les communiqués publiés. La liste est reprise en page 6.

Elle sera mise à jour à l’occasion de la préparation de ces rencontres. Certaines organisations y figurent mais s’en sont en fait détachées ; d’autres devraient le rejoindre.

« L’adhésion » au Réseau se fait sur la base de l’accord avec le texte fondateur, revu lors de chaque rencontre. Le texte adopté lors la troisième rencontre est disponible sur le site. Celui de la deuxième rencontre aussi.

Le programme de la rencontre d’avril 2022

Comme lors des trois premières sessions, il est prévu de travailler sur deux axes : professionnel et interprofessionnel.

Nous poursuivrons les débats sur les thèmes déjà retenus lors des précédentes rencontres :

  • Droits des femmes, féminisme
  • Autogestion, contrôle ouvrier
  • Répression
  • Anticolonialisme
  • Droits des migrant·es, migrations.

Des textes ont déjà été adoptés ; l’enjeu est de les réactualiser, les améliorer, sans tout réinventer.

Un temps sera consacré à l’analyse de la situation avec pandémie de Covid-19 et deux nouveaux thèmes seront proposés : l’écologie et l’antifascisme.

Nous organiserons un travail par secteur professionnel, pour certains dans le prolongement de ce qui se fait, avec plus ou moins de régularité, depuis plusieurs années : Sont envisagés les secteurs suivants : Commerce et services – Éducation – Ferroviaire – Fonction publique – Industrie – Métro – Poste – Santé – Télémarketing et télécommunication – Transport aérien – Transport routier ; ainsi que Étudiant∙es – Retraité·es.

La liste est indicative, car la possibilité de tenir ces réunions dépendra des présences. C’est une interrogation, mais pour y répondre au mieux il faut connaître la composition des délégations… À commencer par celle de Solidaires : quelles structures professionnelles seront présentes ?

Le site du Réseau

www.laboursolidarity.org

Il est en cinq langues : anglais, castillan, français, italien et portugais. Les traductions sont rarement dans les cinq langues, mais quasiment toujours dans au moins deux (souvent français/castillan ou français/anglais). La mise à jour est effectuée, pour la grande majorité des cas par Solidaires ; CSP Conlutas et CGT font de temps en temps.

Outre les dernières publications qui apparaissent sur la page d’accueil, on peut rechercher à travers trois rubriques : par continents, par secteurs professionnels, par thèmes.

Lors de chaque publication sur le site, un message est adressé sur la liste Mail du Réseau. Une partie de ceux-ci sont renvoyés sur la liste de la commission internationale Solidaires, pas tous. Une note récapitulant les publications est établie, avec une périodicité irrégulière.

Comment avancer au mieux ?
Comme toujours, en prenant l’initiative

L’animation de tout ne reposera pas sur la délégation Solidaires ; mais, a contrario, pour les secteurs professionnels où nous serons représenté∙es, le plus efficace est de faire des propositions : par exemple, en adressant, bien en amont des rencontres, un projet de texte de résolution et/ou d’analyse et/ou des propositions de travail commun et/ou d’actions ; si possible en plusieurs langues. Il en est de même pour chacun de cinq thèmes interprofessionnels ; et aussi pour d’éventuelles motions portant sur des situations particulières.

Toutes les organisations membres du Réseau sont invitées à participer aux rencontres internationales. Mais nous devons aussi profiter de ces rencontres pour renforcer le Réseau : des organisations avec lesquelles nous travaillons peuvent être invitées à participer. Il faut, bien évidemment, être clair sur ce qu’est le Réseau.

A ce propos, on peut mettre en avant deux caractéristiques essentielles et complémentaires :

« Le Réseau se revendique d’un syndicalisme de luttes, anticapitaliste, autogestionnaire, démocratique, écologiste, indépendant des patrons et des gouvernements, internationaliste, et luttant contre toutes formes d’oppression (machisme, racisme, homophobie, xénophobie) ».

« Des organisations syndicales internationales existent ; des réseaux syndicaux ont été créés sur des champs professionnels ou géographiques. D’une région du monde à l’autre, nos histoires syndicales, nos structurations syndicales, nos affiliations syndicales, sont différentes. Mais, nous partageons ce qui est essentiel : nous sommes déterminé.es à avancer dans la coordination du syndicalisme de lutte, au plan international. »

Autrement dit : des positions claires, mais pas d’exclusive si des organisations sont par ailleurs membres de la Confédération syndicale internationale, de la Fédération syndicale mondiale, de fédérations syndicales internationales.

Les aspects pratiques

Où ?

Ethic Etape, centre de rencontres internationales de séjour
(1 avenue Champollion – 21 000 – Dijon).

Quand ?

La rencontre commence le jeudi 21 avril à 15 h et finit le dimanche 24 avril à midi.
Pour permettre de commencer à l’heure le jeudi, il est souhaitable d’arriver sur place vers 13 h.

Combien ?

Le montant par personne inclut :

  • l’hébergement,
  • le dîner du jeudi 21 avril,
  • les petits-déjeuners, déjeuners, goûters et dîners du vendredi 22 et samedi 23 avril,
  • le petit déjeuner et le déjeuner du dimanche 24 avril.

Nous souhaitons que le plus grand nombre d’organisations puisse participer à cette rencontre ; c’est important pour renforcer notre Réseau. Tout en sachant que les efforts personnel et financier vont être importants, il n’est ni souhaitable ni possible que le coût total soit assumé par une poignée d’organisations ou par des subventions d’état.

Nous demandons à chaque organisation de prendre en charge le coût minimum de 170 € par personne. Cependant, CSP-Conlutas, CGT, CUB et Solidaires ont prévu un fond commun de solidarité pour permettre la participation des organisations en difficulté. Par conséquent, nous proposons, notamment aux organisations européennes au vu de leur coût de transport qui sera forcément moindre que pour d’autres, d’ajouter aux 170 € de frais par personne un montant de 100 € minimum pour alimenter le fonds commun de solidarité. L’inscription sera donc de 270 euros par personne pour les organisations européennes en capacité de prendre cette somme en charge.

Grâce au travail de suivi et de contacts assumé par les camarades qui s’étaient proposées pour l’organisation, les coûts pour l’hébergement, la restauration, la traduction, etc., devraient du même niveau que ce qui était prévu il y a deux ans. Pour Solidaires, le budget a été validé lors du Bureau national de décembre 2019 (voir l’annexe 2) et les sommes, non utilisées, ont été reportées sur l’exercice 2021 et vont l’être sur l’exercice 2022.